Posturotherapie NeuroSensorielle PNS

Posturothérapie NeuroSensorielle (PNS) émotion et épiderme

En Posturothérapie NeuroSensorielle (PNS) l’épiderme est le reflet des émotions

Le lien entre émotion et épiderme est largement développé en Posturothérapie NeuroSensorielle (PNS), c’est même pour nous la structure principale à investiguer prioritairement dans les pathologies liées à l’hyperexcitabilité centrale.

Cette relation entre émotion et épiderme a été très bien illustrée par un neurologue André-Thomas (élève de Déjérine), en 1921 dans un ouvrage qu’il consacra au réflexe pilo-moteur. André Thomas est un véritable précurseur de la posturologie moderne, ces autres livres font partie des ouvrages de référence en posturologie ( La fonction cérébelleuse, 1911, Équilibre et équilibration 1940 ; avec de Ajuriaguerra : L’axe corporel musculature et innervation. 1948,  Étude sémiologique du tonus musculaire 1949 ; avec  Dargassies  : Études neurologiques sur le nouveau-né et le jeune nourrisson 1952).
En voici deux extraits :

– Chez l’homme, la chair de poule n’est pas l’apanage de la terreur : elle peut être associée à tous les mouvements intensifs de l’âme : enthousiasme, extase, chagrin, haine, colère, voire même des émotions agréables, celles que procurent diverses auditions musicales, certaines sensations qui produisent une impression particulièrement désagréable, le plus souvent des sensations tactiles, quelques fois aussi des sensations acoustiques, le bruit de la plume que l’on aiguise, de la pierre que l’on scie, ou même de sensations internes ou viscérales
– Le réflexe pilomoteur dit encéphalique appartient au groupe des réflexes de la vie organique ou végétative ; il se prête mieux que la plupart de ces réflexes à l’observation directe …
Deux ordres d’excitations sont susceptibles de le provoquer :
1° des excitations périphériques recueillies par différents nerfs, le plus souvent les nerfs de la peau
2° des excitations centrales; divers états émotifs parmi lesquels la terreur, l’effroi, occupent la première place chez l’homme comme chez l’animal. « J’en ai la chair de poule » est une expression couramment employée.
 
L’ontogenèse et la phylogenèse nous apprennent que le tissu primordial est l’ectoblaste qui donnera l’épiderme puis le tube neural , en effet tous les autres tissus vont en dériver. Les thérapeutes doivent prendre en compte cette évidence et comprendre que la peau et tout particulièrement l’épiderme commande le muscle, comme nous pouvons le voir dans ces petites vidéos tournées lors d’un cours de Posturothérapie NeuroSensorielle (PNS) sur les traitements épidermiques lors d’une formation en Espagne.

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