Taping posturologie posturodynamique

Examen clinique et stabilométrique sur mousse.

État de la question

B Weber, B Nouhet, S Villeneuve-Parpay

L’interposition de mousse entre sole plantaire et support est réputée déstabiliser la posture d’un sujet debout immobile par rapport à celle qu’il maintient sur sol dur. Certaines observations cliniques et stabilométriques font cependant douter que cette réponse soit systématique et généralisable à tout type de mousse. La littérature est pauvre en données validées.

Cliniquement, huit observateurs en six équipes ont relevé les réponses de l’épreuve posturodynamique à la mise sur mousse -de trois marques différentes- dans les conditions habituelles de leur pratique. Selon un tirage au sort préalable, trois équipes ont pratiqué cette recherche à l’aveugle, en début de consultation, les trois autres après recherche de points douloureux à la palpation de la sole plantaire. Les résultats, inédits, qui concernent respectivement 23 et 21 sujets révèlent des différences significatives entre les réponses des sujets des deux groupes qu’il convient d’interpréter avec la prudence qu’exige un aussi faible effectif eu égard aux conditions retenues pour cette étude.

En stabilométrie, les résultats, dont certains sont déjà publiés, d’un protocole en deux étapes, démontre que quatre critères habituels (surface, X moyen, longueur et variance de la vitesse) évoluent différemment suivant la mousse utilisée (Orthomic® et Molyser®) et selon que le sujet présente ou non une (ou des) épine irritative plantaire, non douloureuse spontanément et découverte secondairement à l’insu des acteurs de l’enregistrement.

Ces résultats permettent d’affirmer qu’aucune réponse à la mise sur mousse ne peut être anticipée (et donc rationnellement utilisée) tant qu’une étude systématique de chacune d’entre elle n’aura pas permis de les valider. Cette impossibilité appelle à l’établissement de normes, mousse par mousse.

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